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Vous prendrez bien impôt d’essence ?

Vous prendrez bien impôt d’essence ?

La planète va mal ? Super-État vole à sa rescousse. En puisant dans vos poches.

 

                                                                            Essence

                                                                                              Par Olivier Maurice.

Cherchant à couper court à la polémique qui gonfle sur les prix des carburants, le Premier ministre a cru trouver la formule choc qui justifierait l’action de son gouvernement : augmenter l’impôt sur la pollution pour baisser l’impôt sur le travail.

À quoi peut bien servir tout cet argent ?

Le Premier ministre s’est bien gardé de nous dire pourquoi il faudrait tant d’impôts. Pourquoi la France doit impérativement continuer à cumuler record de prélèvements obligatoires, dette abyssale et déficit chronique du commerce extérieur.

Serait-ce pour être classé dans les tréfonds du classement PISA sur l’éducation ? Pour les déserts médicaux et les urgences surchargées ? Ou encore pour les retraites ridicules et récemment réduites ? Ou alors pour le plein emploi, la sécurité de ses banlieues, les transports toujours à l’heure et jamais en grève ?

L’écologie a bon dos

Il y a quelques siècles, pour conjurer la famine due à l’appauvrissement des sols, les Mayas multiplièrent les sacrifices humains. Il semble que, de tout temps, quand l’être humain ne comprend pas un phénomène, il finit par incriminer un sombre démon qui sommeillerait au plus profond de chacun d’entre nous et qu’il faudrait éliminer par tous les moyens.

C’est ce que veut nous faire croire le Premier ministre : si le pays va mal, si la planète va mourir, si l’État ne fait pas son travail, c’est parce que nous polluons avec nos diesels.

A-t-il vraiment cru que l’on ne verrait pas le tour de passe-passe budgétaire qui consiste à donner d’un côté ce que l’on reprend de l’autre ? A-t-il réellement pu croire qu’il apaiserait ainsi la colère qui gronde et qui s’épanchera très bientôt dans la rue ?