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le Mal Français

 

 

Une des racines du mal économique français ;

la pénalisation fiscale de l’emploi qualifié !

 

En France, tout compris, un employeur doit s’acquitter d’environ 7 % du salaire brut sous forme de cotisations pour un salarié payé au smic, Ce taux va grimper très vite, autour de 35 % pour environ 2400 € bruts, puis 42 % vers 3800 €,  avant de culminer au dessus de 45 % à partir de 5000 €  , Tout  ceci sans compter les autres prélèvements auxquels l’entreprise est soumise, qui peuvent avoir les salaires comme assiette directe ou indirecte,

Notre situation est atypique, Nous sommes le seul pays à atteindre des niveaux de cotisations employeurs aussi élevés que ceux décrits précédemment, Et nous sommes également les seuls à avoir mis en place une progressivité aussi prononcée de ces taux en fonction du salaire, Pire, la plupart de nos voisins ont un modèle exactement contraire au nôtre en matière  de cotisations des entreprises sur les salaires . Ils pratiquent un taux forfaitaire plus élevé que nous sur les bas salaires (un peu moins de 20 % en Allemagne ou au Pays-Bas, autour de 30 % en Suède ), et exonèrent totalement la part éventuelle de la rémunération excédent un niveau compris entre 3500 € et 4500 € bruts par mois,

Tout se passe comme si la France se spécialisait sur les activités à bas salaires !                        « Monter en gamme » comme on y exhorte souvent, est plus coûteux qu’ailleurs ; passer d’un salarié payé 1500 € bruts à 2500 €, c’est augmenter le coût du travail non pas des deux tiers, mais de 110 % à cause de la progressivité des cotisations employeurs, Il en découle, pour le capital à investir, un préférence naturelle vers des activités les moins rémunérées, Ce sont souvent des secteurs également moins exposés à la compétition étrangère, et peu exportateurs, ce qui n’arrange pas notre commerce extérieur , ni la capacité à développer des activités de pointe !

 

                                                                                     (extraits d’un texte de Jean-Charles Simon )

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