L’obstacle des déficits publics

                   

 

 L’obstacle à la maîtrise des déficits publics !

 

Si certains pays  européens se sont orientés vers la maîtrise de leur déficit budgétaire public, la France fait figure d’exception.  Elle refuse de réduire ses dépenses publiques, seule solution pour maîtriser les déficits.  Mais elle continue  à augmenter les prélèvements fiscaux  ou sociaux pour éviter une dérive incontrôlable des finances publiques.  La politique d’Emmanuel MACRON n’a pas rompu avec ces tendances !

La seule solution dans ce domaine consisterait à imposer des contraintes juridiques véritablement sanctionnées aux politiciens . Toutes les tentatives en ce sens ont échoué .

L’obstination de la classe politique dans ce domaine est constante . Les dirigeants politiques considèrent que leur pouvoir d’endetter leurs concitoyens est légitime puisqu’ils représentent l’intérêt général . CQFD !

 

Cette obstination des politiciens à refuser l’encadrement juridique des déficits publics proviendrait , selon certains , de considérations macro-économiques « Gérer un pays , ce n’est pas gérer une entreprise ni un ménage » ,nous disent les keynésiens . Les politiques de relance contracycliques imposent parfois des déficits. Sans aucun doute , mais Keynes les limitait à la conjoncture et aux dépenses d’investissement . Il s’agit désormais de déficits structurels concernant les dépenses de fonctionnement des administrations . Le déficit prétendument keynésien dure donc depuis 1974 , date du dernier budget de l’état voté en équilibre . Autant dire que cela n’a plus rien à voir avec  la pensée de Keynes !

 

L’obstacle à la maîtrise des déficits publics n’est ni économique , ni juridique , mais purement politique ! Les politiciens ne pensent qu’à une chose ; l’argent dont ils disposent et qu’il suffit de s’approprier par un simple vote dans une quelconque assemblée , sans aucun contrôle de constitutionnalité du fait du laxisme juridique le plus complet .

Toucher à ce pouvoir financier des élus, c’est réduire leur influence. Les promesses électorales seraient soumises à contrainte financière. Les mensonges les plus criants pourraient être mis en évidence. Maîtriser les déficits, c’est restaurer le sens de l’intérêt général mais toucher au coeur les intérêts particuliers de la classe politique. Pas question !

 

Extrait texte de Patrick Aulnas