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35 heures, vingt ans après

Les 35 heures, vingt ans après, des effets toujours nocifs

 

Hours

15 février 2018 • Bertrand Nouel

Nous venons de fêter le vingtième anniversaire de l’instauration des 35 heures. Un anniversaire qui n’a soulevé ni enthousiasme, ni même intérêt : la page serait tournée, et elle l’a d’ailleurs été par notre nouveau Président.

 

Le partage du travail ou celui des loisirs ?

Les 35 heures avaient pour objectif prioritaire le partage du travail dans le cadre de la lutte contre le chômage. Accessoirement on parlait aussi à l’époque de civilisation des loisirs, afin de rendre aux salariés quelques heures de liberté (c’était le temps du slogan « métro boulot dodo »). Il faut dire que le chômage était élevé, et qu’en même temps la croissance était forte, en augmentation depuis 1993 jusqu’en 2000, laissant augurer pour l’économie un avenir brillant.

Le pouvoir d’achat des bas salaires pénalisé et le creusement des inégalités salariales du fait des 35 heures

Les salariés payés au smic sont dans une situation particulière. Le smic est économiquement  un salaire-balai qui interdit de tenir compte de la productivité du salarié si elle est inférieure à son montant. C’est de plus un salaire horaire, ce qui a pour effet de faire totalement dépendre la rémunération du nombre d’heures travaillées. Ceci n’est pas le cas des hauts salaires, pour deux raisons. Tout d’abord, les hauts salaires, et même les moyens, ne sont pas calculés en fonction du nombre d’heures travaillées, en raison notamment de l’existence des forfaits jours et du fait que les postes les plus élevés n’ont aucune référence au temps de travail. D’autre part le chômage ne sévit plus en France pour les salariés fortement qualifiés. Il règne au contraire une pénurie sensible à l’heure actuelle, et donc une concurrence entre employeurs qui se trouvent contraints d’offrir de confortables rémunérations.

Les 35 heures, l’économie et les tensions sociales

A lire : http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/les-35-heures-vingt-ans-apres-des-effets-toujours-nocifs