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Parias de la république

 

Avant DSK et Cahuzac, les politiques déchus déchaînaient déjà les passions.   

      

 

Bien avant DSK et Cahuzac, les politiques défrayaient la chronique ! Que ce soit Albert de Broglie, Joseph Caillaux, Alexandre Millerand, André Tardieu, Jules Moch, Georges Bidault, Michel Poniatowski ou encore Edith Cresson, tous ont déchaîné les passions, tutoyé les sommets, avant de subir les affres de la chute.
Ces personnalités ont pourtant servi au plus haut niveau de l’Etat et ont joué un rôle parfois décisif dans l’histoire de notre pays, avant d’être tour à tour trahies, abandonnées et diabolisées, à l’exemple de Jules Moch. Ce socialiste féru d’ordre, plusieurs fois ministre sous la IVe République, a compté parmi les quatre-vingts parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, a pris une part active à la reconstruction et au refus du stalinisme, avant de sombrer en raison de sa gestion musclée des grèves de 1948.
Intelligence, esprit visionnaire, force de caractère et sens du bien commun font souvent de ces incompris, bannis de l’Histoire, des personnages hors normes. Sans chercher à les réhabiliter, Maxime Tandonnet en dresse des portraits dont la force est de mêler vie intime et convictions publiques. Il mène également, à travers ces huit maudits, une réflexion sur le monde politique et s’interroge sur la notion d’homme d’Etat.

 

 

Parias de la republique

 Un effet pervers du « POLITIQUEMENT  CORRECT  »

La dévalorisation de la liberté de pensée et du courage de l’exprimer se traduit inévitablement par l’affaiblissement de la vie politique et sa neutralisation sur le long terme. L’apparition ponctuelle « d’éphémères trublions », qui se distinguent par la provocation médiatique avant de rentrer dans le rang, ne change rien à cet état de fait. La neutralisation de la vie politique s’exprime à travers le déclin du Parlement. En principe détenteur de la souveraineté nationale, son rôle se limite (par de là quelques soubresauts sans lendemains) à celui d’une chambre d’enregistrement, composée d’une majorité soumise à l’exécutif et d’une opposition paralysée par le politiquement correct.  Députés et Sénateurs semblent communier dans l’obsession de l’investiture et du renouvellement des mandats. Une organisation qui bannit l’intelligence libre et le caractère ne peut que sombrer dans la médiocrité……

*La politique est-elle irrémédiablement condamnée à la médiocrité et à la soumission à un ordre établi ?

*Le caractère, l’intelligence visionnaire et le sens du bien commun peuvent-ils encore trouver leur place au plus haut sommet de l’état ?

       (extrait des «  Parias de la République » de Maxime Tandonnet. Edition PERRIN )  

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